Les puits de carbone
Un projet de séquestration du carbone est une action qui permet, par un mécanisme naturel ou artificiel, de stocker durablement une partie du carbone atmosphérique.
Le carbone vert
La forêt représente le 2e principal puits de carbone naturel après les océans
Lors de sa croissance, un arbre absorbe du CO2 qu’il transforme par le processus de photosynthèse, conservant le carbone et rejetant l’oxygène.
Plusieurs facteurs ont un impact sur la quantité de carbone capté :
- l’âge de la forêt (plus une forêt est ancienne, plus elle absorbe de carbone)
- les essences d’arbre
- la qualité du sol
- le climat.
Bien que souvent mis de côté, on estime que 50 à 60 % du carbone forestier est stocké dans les sols, et non dans les arbres eux-mêmes.
Pour que les forêts soient des puits de carbone efficaces, il faut qu’elles soient entretenues et préservées.
Le carbone bleu
Le carbone bleu correspond au CO2 capté par les écosystèmes côtiers et humides.
Il s’agit principalement des herbiers marins, des marais salés, des tourbières ou encore des prés-salés.
Ces milieux stockent des quantités massives de carbone, jouant un rôle clé dans les grands équilibres climatiques mondiaux.
MAIS, ils sont fortement menacés par :
- L’artificialisation et l’assèchement des sols ;
- La pollution de l’eau ;
- Le changement climatique.
Lorsque ces écosystèmes sont dégradés, ils ne séquestrent pas seulement moins de carbone : ils peuvent également en relâcher dans l’atmosphère.
Pour que les zones humides soient des puits de carbone efficaces, il faut donc qu’elles soient protégées et préservées.
Le carbone marron
Le carbone marron correspond au CO2 capté par les sols, notamment agricoles.
Les plantes absorbent du CO₂, et en se décomposant, elles restituent ce carbone sous forme de matière organique, qui s’accumule dans le sol.
Bonne nouvelle : il est possible d’augmenter cette séquestration grâce à des pratiques agricoles durables :
- Intégration de couverts végétaux
- Réduction du travail du sol
- Mise en place de prairies temporaires.
En enrichissant les sols en carbone, on augmente également leur teneur en matière organique, avec des effets positifs sur la biodiversité, le cycle de l’eau et la fertilité des sols.

Selon la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), la France doit multiplier par deux ses puits naturels si elle veut atteindre la neutralité.

