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Pour atteindre la neutralité carbone à l’échelle nationale et limiter les conséquences du dérèglement climatique, nous devons au moins multiplier par 2 la captation de carbone de nos puits de carbone d’ici 2050.
La plantation d’arbres constitue un élément-clé d’adaptation et d’atténuation au dérèglement climatique car les arbres agissent comme des éponges à carbone : ils absorbent le CO2 de l’air et le stockent. Et les haies en font partie !
Les haies bocagères, éléments emblématiques des paysages ruraux français, ont connu un déclin massif depuis les années 1950.
À cette époque, les politiques de remembrement agricole, visant à regrouper les parcelles pour une agriculture plus intensive, ont entraîné la disparition de 70 % des haies, soit environ 1,4 million de kilomètres.
Aujourd’hui, on estime le linéaire total de haies en France métropolitaine à environ 750 000 km, mais leur destruction se poursuit à un rythme alarmant : entre 20 000 et 23 500 km disparaissent chaque année, malgré les programmes de replantation qui ne compensent qu’une faible partie des pertes.
Il est pourtant essentiel aujourd’hui de les replanter car les haies jouent un rôle indispensable dans la préservation de la biodiversité, l’adaptation au changement climatique, le stockage de carbone et la protection de l’environnement.
Elles constituent également une ressource en bois essentielle à différents usages, notamment énergétiques.
La gestion durable des haies est un enjeu central pour préserver leurs multiples bénéfices écologiques, agricoles et climatiques.
Une haie bien gérée repose sur des pratiques adaptées :
En plus de participer à la régulation du climat, les projets de plantation de haies sont bénéfiques pour les écosystèmes et nos territoires.

Les haies constituent des corridors écologiques essentiels pour la faune et la flore.

Les haies améliorent les rendements des cultures voisines :

Les racines des haies :

Les haies fournissent :

Au-delà de l’amélioration du paysage, les haies participent également l’amélioration du cadre de vie :

En stockant du carbone, les haies participent activement à la lutte contre le réchauffement climatique :
C’est dans cette logique de régénération du territoire, notamment sur le sujet des haies, que nous accompagnons 3 grands projets de plantation de haies en Nouvelle-Aquitaine.
Pour encourager une agriculture durable et locale, le Grand Poitiers a acquis 97,9 hectares de terres à Migné-Auxances et Poitiers. Ces parcelles sont dédiées au maraîchage (La Ceinture Verte) et à la production céréalière biologique (avec un atelier de boulangerie paysanne).
Pour renforcer la biodiversité et les pratiques écologiques sur ces parcelles, l’agglomération prévoit :

Les essences plantées incluront notamment : prunelier, érable champêtre, cornouiller, merisier, robinier faux-acacia, aubépine et saule pourpre.
Ces plantations devraient permettre de séquestrer 559,8 tonnes de CO₂ sur 15 ans.

Le CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) porte un projet de plantation à haute valeur environnementale. Le lieu choisi, déjà dédié à une production collective de légumes et de fruits en agriculture biologique, est aussi un outil de formation essentiel pour les futurs agriculteurs du territoire.
L’objectif ? Développer les infrastructures écologiques du site pour en faire un espace exemplaire en matière d’agriculture durable et de biodiversité.
Le projet prévoit la plantation de 1 993 arbres, répartis en 22 essences telles que le sureau, le tilleul, le saul marsault, le houx, le charme, l’aubépine ou encore le noisetier :
Ces plantations ont été pensées pour :
Sur 30 ans, ces plantations permettront de séquestrer 199 tonnes de CO₂, tout en servant de support pédagogique pour former les futurs agriculteurs à l’intégration des haies dans leurs pratiques. Elles sensibiliseront aussi les citoyens aux enjeux du changement climatique et du rôle des arbres.
Le Syndicat Mixte du Moron porte un projet visant à restaurer et renforcer le maillage bocager sur le bassin versant du Moron, à cheval entre la Gironde et la Dordogne. Grâce à la plantation de 491 mètres linéaires de haies, ce projet s’inscrit dans une démarche écologique et durable pour préserver l’environnement local.
Aujourd’hui, le territoire souffre de discontinuités et de carences dans son réseau écologique. Pour y remédier, le syndicat a prévu, entre 2025 et 2026, plusieurs chantiers de plantation répartis sur 3 parcelles communales.

Ces nouvelles haies permettront de séquestrer 51,5 tonnes de CO₂ sur 30 ans, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Elles s’intégreront également dans la Trame Verte et Bleue locale, favorisant la reconnexion des milieux naturels.
Un entretien sur 5 ans et une protection sur 15 ans sont prévus pour assurer leur pérennité.
Au-delà de l’impact sur le climat, les haies présentent de nombreux autres bénéfices :