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Vulgarisation scientifique

BLOG - 07 décembre 2021

ON VOUS DIT TOUT #1 : Gaz à effet de serre et changement climatique

L’effet de serre est un phénomène naturel indispensable à notre survie sur Terre. Cependant, ce phénomène est déséquilibré par les activités humaines, qui contribuent ainsi au réchauffement climatique. Dans cet article, nous vous donnons des explications simples pour mieux comprendre de quoi on parle.

 

 L’effet de serre naturel, indispensable à un climat propice à la vie

Lorsque les rayons du soleil atteignent la surface de la terre, ils sont absorbés par notre planète. Sous l’effet de ces rayons solaires, notre planète chauffe, et va renvoyer une partie de cette énergie solaire vers l’espace, sous forme de rayonnements infrarouges. Il se trouve que certains gaz présents dans notre atmosphère vont alors absorber ces rayonnements infrarouges, empêchant une partie de l’énergie solaire d’être renvoyée de la Terre vers l’espace : ce sont les fameux gaz à effet de serre (GES). En piégeant ainsi une partie de l’énergie solaire dans notre atmosphère, les GES contribuent à réchauffer la surface de notre planète.

Ce système, permettant de réchauffer la planète, est l’effet de serre naturel.  Grâce à sa teneur en gaz à effet de serre, l’atmosphère joue donc un rôle d’isolant thermique qui permet de réguler la température moyenne de la planète à environ 15°C. Sans ce phénomène, la température moyenne sur Terre serait de l’ordre de -18°C. L’effet de serre naturel est donc absolument indispensable à la vie sur Terre.

Il existe un grand nombre de gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère. La vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO₂) et le méthane font partie des plus connus, et sont parmi les plus contributifs à l’effet de serre.

Les concentrations de GES dans l’atmosphère sont restées sensiblement stables sur ces derniers millénaires : un équilibre naturel s’est créé entre les quantités de GES entrants dans l’atmosphère, et les quantités de GES retirées de l’atmosphère.

Source : Convention citoyenne pour le climat

Les émissions anthropiques : la contribution de l’homme au réchauffement climatique

Certaines activités humaines telles que l’utilisation de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon), l’industrie chimique, la déforestation ou encore l’agriculture et l’élevage industriels viennent perturber cet équilibre naturel en :

  • Augmentant très rapidement la quantité de certains gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère,
  • Produisant des gaz à effet de serre non présents à l’état naturel.

C’est ce que l’on appelle l’effet de serre additionnel.

Ce dernier contribue au changement climatique actuel, dont la principale conséquence est l’augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques : c’est le fameux réchauffement climatique. En effet, plus la concentration de GES dans l’atmosphère augmente, plus une part importante des infrarouges émis de la Terre vers l’espace sont absorbés, et plus les températures à la surface de la Terre augmentent.

Ce réchauffement très rapide des températures océaniques et atmosphériques a de nombreux impacts : fontes des glaces, hausse du niveau des mers, désertification, évènements climatiques extrêmes (sécheresse, pluies diluviennes, tempêtes…) plus violents et plus fréquents, dérèglement des saisons … ce qui menace directement nos habitats, notre biodiversité et notre sécurité alimentaire.

Notons également que l’augmentation des concentrations de GES dans l’atmosphère peut avoir d’autres impacts négatifs que ceux sur le climat, comme l’acidification des océans ou la perte de qualité nutritionnelle des plantes.

 

Et le carbone dans tout ça ?

Les principaux gaz à effet de serre naturels (GES) sont :

  • la vapeur d’eau (H₂O),
  • le méthane (CH4),
  • le protoxyde d’azote (N₂O),
  • l’ozone (O3),
  • le gaz carbonique ou dioxyde de carbone (CO₂), souvent raccourci en « carbone ».

Certains GES réchauffent plus le climat que d’autres, et pour une période plus ou moins longue. Pour pouvoir comparer les gaz entre eux, il a été décidé d’utiliser une unité commune, qui permet de comparer et prendre en compte l’ensembles des GES.

Mais pourquoi parle-t-on autant du carbone ? Parce que si on additionne le potentiel de réchauffement global de tous les gaz à effet de serre additionnels à horizon 100 ans, le dioxyde de carbone est responsable d’environ 75% de ce réchauffement total… C’est pourquoi « l’équivalent CO₂ » a été choisi comme l’unité commune.

Finalement, par abus de langage :

  • « Dioxyde de carbone » ou « CO₂ » est souvent raccourci en « carbone ».
  • « Emissions GES » = « Emissions équivalent CO₂ » sont souvent appelées « émissions carbone ».
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